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Témoignage de Charlène, volontaire en novembre 2012

 

Voyage en terre africaine …

L’avion se pose, il est minuit passé. A la descente de l’avion, la chaleur m’enveloppe, sa y est je suis arrivée, en terre burkinabé…

Je récupère mes bagages, Moussa est là, à la sortie de la salle d’embarquement muni d’une pancarte où je peux lire « charlène bellanger MJ PROCUNAS », à cet instant toutes mes craintes s’envolent… Moussa est là ! j ’ai rencontré pendant ce mois passé au Burkina une personne extraordinaire, gentille, intègre, bienveillante, toujours à l’écoute des autres. Et qui mieux que toi connaît notre culture européenne ?? c ’est là je crois ton grand point fort, ainsi tu permet à tes bénévoles de vraiment s’épanouir lors de leurs voyages.

Une fois les salutations et présentations faites nous prenons les motos, avec les valises sur l’une d’entre elles. Et c’est partie pour un mois de rencontres, d’échanges, de découvertes, les mots sont difficiles à trouver pour raconter un tel « périple » , mais je vais tacher de faire de mon mieux !

Je suis donc accueillies pour les trois premiers jours de mon séjours chez les p’tites bretonnes, Mathilde et Maël, (volontaires du MJProcunas en stage à Ouagadougou pour 6 mois) un grand merci à vous les filles pour votre accueil, vos p’tits conseils (qui peuvent se révéler très utiles au village toute seule !!! ) , merci d’avoir pu me faire découvrir une partie du Burkina que je n’aurais pu comprendre en n’étant rester uniquement à l’école de Ziniaré. Et puis bien sûr merci pour toutes les parties de franche rigolades et autres délires entre filles !

Une fois les formalités faites à la capitale, me voilà à peu près acclimatée à la chaleur. Bien que tous les burkinabés me confirme qu’il ne fait pas très chaud car c’est la période sèche, je suis en sueur 24h/24H !

Le 4ème jour sera celui du départ pour Ziniaré, son village, ses écoles et plus particulièrement l’école Ziniaré C, où je serais pour 3 semaines. Baurice m’accompagne en bus et Moussa nous rejoint à moto, 35 minutes séparent Ouagadougou de Ziniaré. Dans le bus, les paysage défilent, la terre est ocre, c’est magnifique, époustouflant, de grandes étendues de végétation, où se mèlent animaux (chèvres, porcs, ânes…) et constructions en bois en guise d’épicerie, je comprends vite qu’il n’y à qu’un axe principale bitumé, le reste étant des pistes.

Nous sommes accueillis par Hamado ( enseignant de profession), qui m’hébergera dans sa cour avec sa famille, et m’offrira une belle maison pour mon séjour parmis eux. Je remercie donc par ce témoignage Hamado et Roberte pour leur hospitalité ainsi que tout le savoir qu’ils ont pu me faire partager pendant ces 3 semaines passées auprès d’eux. Le lendemain c’est la rencontre avec les élèves ainsi que les institutrices et le directeur.

Et qu’elle rencontre ! A mon arrivé, tous les élèves se ruent vers moi, se poussent, se tapent entre eux pour pouvoir me toucher. Pas évident au début mais le contact se noue vite avec les enfants. Ils débordent d’énergies, j’entends encore les rires, les cris, les chants dans la cour. Les enfants se courent après, la poussière volent partout ! Le deuxième jour de classe, une élève vient m’offrir deux bracelets faits de ses petites mains. C’est cela l’Afrique, le partage.

Durant les deux premières semaines, je suis au côté de Me Kambou, institutrice d’une classe de 78 élèves de CM1, les élèves ont entre 11 et 17 ans. C’est dire l’écart d’âge et de niveau dans chaque classe. Ce qui ne rend pas évident le travail des institutrices. Les moyens sont rudimentaires mais je peux voir que tous ont une ardoise en plus ou moins bon état et un crayon bleu. Donner aux élèves par l’école en début d’année. Pour les livres, c’est différents, certains en ont d’autres pas. Les livres restant dans les classes ont pour la plupart des pages en moins. Les élèves reçoivent des cours de Français ( écriture, lecture, expression, rédaction), histoire – géographie, cours d’éducation physique, de chant… Les matinées de cours sont de 7h 30 à 12h, les après-midi les cours se déroulent de 15h à 17h.

Mme kambou me laisse prendre en charge les cours de sciences ainsi que la lecture. Je m’applique du mieux que je peux, il faut bien articuler pour que les élèves me comprennent. Au début mon accent fait rire les enfants ! Je prend petit à petit mes aises, je sent que les enfants commencent à me faire confiance. En classe , les enfants ne sont pas toujours très attentif, il faut de temps à autre demander le silence… Mais Me kambou est toujours à mes côtés pour me guider et m’épauler. Durant la dernière semaine, j’ai pu passer une journée dans chaque classe de cette école. Ce qui ma permis d’observer les différents niveaux d’apprentissage entre chaque classe.

Les week-end je rentre à Ouagadougou, où je rejoint toute la troupe du MJ, Moussa, Baurice, théo, Mathile, Maël, Babou et tous les autres... pour profiter de la capitale, et bien sûr faire le show le samedi soir !!!! je n’oublierais jamais les soirées maquis où les burkinabé s’y retrouvent pour y partager leur passion pour la musique et la danse.

4 semaines passent, il est temps de repartir pour la France, il est temps de se dire au revoir. Un dernier verre ensemble, nous prenons le chemin de l’aéroport, nous formons un convoi de moto, toute l’équipe est là pour mon départ. Les émotions sont là, pas facile de quitter toutes ces personnes avec qui j’ai tant partager. J’embrasse tout le monde, je sers chacun d’eux dans mes bras, et je prend mes affaires direction la salle d’embarquement. Les images défilent… j’aurais vécu là, quelque chose d’extraordinaire, une aventure forgée de rencontres, d’amitiés, de partage, de rires et d’émotions.

 

Jamais je ne pourrais oublier ce voyage avec vous…

Yell kabé…

Je reviendrais…