Témoignage de Boris, volontaire à Doulougou en 2011

Je m'appelle Boris, je suis parti au Burkina Faso pendant 5 mois en 2011, de Janvier à Juin.
Ma "mission" était d'aider à l'enseignement à Doulougou, petit village a 60km de Ouagadougou, village representant absolument l'Afrique telle qu'on peut la voir en Europe a travers les images de cases, de femmes portant des enfant sur le dos etc...

Automne 2010, l'idée de partir en Afrique me taraude depuis quelques années, après un essai raté (manque d'argent) en 2008 pour participer à un camp chantier avec le MJ, je les recontacte sur internet, quelques vaccins et preparatifs plus tard nous atterissons (avec un ami) a Ouagadougou ou Moussa et quelques membres de l'assoc viennent nous chercher en mobylette malgré nos enormes sacs, et c'est parti pour 5 mois...
Le décalage entre chez nous et Ouagadougou est déjà enorme, mais celui avec Doulougou est tout simplement inimaginable.
On est arrivé en mobylette après un voyage sur routes en terre, nous logeons dans une concession appartenant à un membre de la famille de Moussa, une voisine nous prépare du tô, fou rire parceque nous n'aimons pas ca mais on ne refuse pas un cadeau... Le lendemain nous allons à l'école, je prendrais la classe de CM2 et aiderai Pascal à gérer 82 élèves.
Tous les matins nous allons au café prendre des tartines de pain ou une assiette de riz, nous apprenons doucement la langue locale, le mooré, ce qui fait mourir de rire les vendeuses au marché qui apparemment n'ont jamais vu ca.
A l'école je fais des cours sur plusieurs matières, nous nous partageons les taches avec Pascal, je fais surtout du francais et des maths, a 82 impossible que tout le monde retienne mais on s'adapte, on fait de son mieux. J'ai pu faire un échange de lettre avec une classe francaise, avec quelques photos qui ont amené un petit débat sur les différences Occident/Afrique, tout simplement inoubliable !
2 jours sur 3 nous jouons au football avec les jeunes du village, au début ils n'osent pas trop nous bousculer parceque nous somme blancs mais ca vient, chacun apprend à vivre avec l'autre. Nous sommes les seuls à jouer au foot avec des chaussures...
1 jour sur 3 c'est le marché à Doulougou, c'est pour cela qu'il n'y a pas foot parceque comme me l'a dit un ami "le foot n'est pas compatible avec le Dolo!", nous faisons nos courses, apprenons à vivre comme des villageois.
De temps en temps nous allons à Ouaga voir les gars de l'assoc et les autres volontaires, on passe des heures assis dans la rue a discuter et boire du thé, puis le soir on va au maquis boire "une bière en passant", la vie coule facilement.
Après 4 mois il faut partir, la moitié du village se réunit pour nous dire au revoir et merci, j'ai le coeur serré, impossible de leur faire comprendre que j'ai l'impression d'avoir tellement plus appris que donné...

Bref des tas de choses à dire, l'important est que cette association est tout simplement géniale, proche de la population, vous ne vivrez pas le Burkina de la même manière qu'avec une grosse association européenne, le MJ vous fait vivre le Burkina de l'intérieur, et ca ca n'a pas de prix.

Comme tous je ressens une grande nostalgie, une envie très forte d'y retourner, j'y pense très souvent, tout simplement parceque cela a été une expérience hors du commun, remplie d'émotions fortes, de découvertes, de rencontres exceptionnelles.
Ce que j'en retiens ce n'est pas forcement ce que l'on a pas chez nous en Europe, aller chercher l'eau au puit, se débrouiller sans éléctricité, manger de la nourriture inconnue, avoir chaud tout le temps, être entouré de baobabs et manguiers, on s'habitue vite à ces choses la et très vite elles font partie du quotidien et l'on y fait même plus attention.
Non ce j'ai retenu ce sont les rencontres, les échanges, les gens que j'ai pu rencontrer, l'état d'esprit ambiant qui règne au Burkina Faso qui fait que l'on s'y sent si bien, si libre.
La facilité d'échange, la satisfaction de ce que l'on a, la gentillesse, l'ouverture aux différents modes de pensée, l'accueil sont des valeurs omniprésentes au Burkina.

Je suis parti en croyant apprendre le francais à des ecoliers, en fait l'écolier c'était moi...

N'hesitez pas à choisir le MJ...

Boris (blondin.boris[at]gmail.com)
 

Témoignage de Coline, volontaire à Poa et Koudougou en 2010

L’avion se pose…le Burkina Faso est là sous mes pieds, je descends, la chaleur m’accable.
Une fois mes bagages récupérés, je sors et découvre Moussa et son regard bienveillant qui m’accueille. Je monte sur sa mobylette, la valise coincée comme on peut et c’est parti pour un voyage burkinabé.
Première escale à Poa, pour un chantier de reboisement : petit village magnifique, hébergés dans un lycée, cette semaine se déroule sous le signe de l’échange.
Nous discutons sans cesse, autour de thèmes passionnants. Certains crient plus fort que d’autres mais la bonne entente et toujours là. Nous apprenons à nous découvrir, à échanger et brasser nos cultures différentes. On a entendu beaucoup de rires, de musique, de discussions acharnées dans tout le village de Poa.
Je découvre un paysage magnifique, le travail des champs, la bienveillance des habitants…les conversations se font avec des gestes, quand on ne se comprend pas mais les uns comme les autres, il me semble qu’on est heureux de se rencontrer.
Je découvre surtout des gens…une bande impressionnante de mecs tous plus sympathiques les uns que les autres. Ils resteront des amis, des gens avec qui ont vit quelque chose de fort qu’on n’oublie pas. Ces rencontres nous changent aussi, nous petits européens. Je me sens plus humaine, plus vraie après cette semaine à Poa.

Suite du voyage à Koudougou, pour le soutien scolaire. Je suis devenue maîtresse le matin et animatrice l’après-midi. Maîtresse d’une classe de CE1, j’apprends autant qu’eux, sur la manière d’enseigner, d’éduquer. Je me sens utile et ça fait du bien !
Les après-midi sont moins studieuses…nous JOUONS !! Ça court dans tous les sens, ça crie, ça rigole, ça s’amuse…les enfants ne veulent plus partir quand les animations sont finies ! On finit la journée sur les rotules mais heureux d’être revenu pendant quelques heures des enfants avec eux.
On découvre, ce qu’est une ville…on savoure les moments aux maquis à refaire le monde et à boire des sucreries ou de la bière bien frappée ! On savoure les bons plats préparés par des cuisinières hors paires, on boit le thé entre amis…Finalement on se s’en vite chez soi !

L’avion va décoller, je revis à milles allures ce mois passé sur cette terre rouge, aux pays des hommes intègres.
Les larmes coulent, triste de quitter ces amis, ces personnes riches de cœur.
Je repense à toutes ces choses, qui vont me manquer : manger du riz sauce, aller dans un maquis, discuter sous les manguiers pendant des heures, entendre le rire des enfants, me faire appeler « maîtresse », dormir à la belle étoile sur des nattes pas bien épaisses, aller chercher l’eau à la pompe, boire l’eau en sachet et tout simplement vivre une histoire humaine forte.

Je n’ai qu’une chose à dire pour donner envie à d’autres de vivre cette expérience…allez-y foncez, vous en ressortirez autre…sûrement plus humain, en tout cas plus intègre.

Témoignage de Manon, volontaire à Doulougou en 2010

Je me replonge encore une fois dans une certaine nostalgie en regardant les photos de mon voyage au son du projet " Pour un monde meilleur " de Romeij (un peu de pub au passage, ça ne fait pas de mal ;) ).
Je n'ai qu'une seule envie : retourner au Faso ! Retrouver cette ambiance, cette convivialité, cet apaisement, cette sérénité qu'inspire le Burkina. Ce serait vraiment trop long de raconter tout mon voyage mais s'il ne fallait retenir qu'une seule chose ce serait sans aucun doutes les rencontres de gens exceptionnels, adorables auquels on s'attache tellement vite. J'ai tout simplement trouvé ma deuxième famille, la famille MJ ! De retour en France il est difficile de ne pas ressentir un vide, un manque de sourirs,  de soirées brakina, de musique et de danse, de ciels étoilés et tellement plus...
 
Un voyage qui redonne espoir et qui crée des liens forts !
 
Si vous chercher à découvrir la culture du Burkina en vous rendant utile, laissez vous guider par l'assoc' MJ-Procunas, vous n'aurez aucun regrets !
 
Je vous laisse mon mail si vous avez besoin d'être encore plus rassuré ;) smalabfol[at]hotmail.fr
Manon

Témoignage de Stéphanie, volontaire à Ziniaré en 2010

Salut à tous

A peine partie que j'ai déjà envie de repartir. C'est ce que vous entendrez la plupart du temps et c'est vrai.
Alors vous raconter en détail ce quón a vécu pendant ces quelques semaines est impossible: trop de choses à raconter, à partager et en même temps le résumer ne vous fera pas ressentir le 10 eme du plaisir qu'on a eu à être la bas.
Ok il fait très chaud, ok il pleut, ok y'a des moustiques, ok vous n'aurez pas le confort de chez vous mais on part pas pour se retrouver chez soi, si?

Entre le camp de reboisement et celui du soutien scolaire, on a eu notre temps bien occupé, cela ne nous a pas empêché d'aller faire quelques balades, faut pas exagérer non plus :)

Je crois que mon premier contact avec le Burkina a été la Brakina, denrée essentielle, merci à Brice, Fabrice et Moussa pour m'avoir fait découvrir la bière burkinabé (entres autres bien sûr).

Ce qui est vraiment touchant, limite émouvant c'est de voir l'envie lors du soutien scolaire ou de l'animation que les enfants ont d'apprendre, d'être avec nous, cela qu'importe le temps, qu'il pleuve ou quíl y ait un soleil de plomb.

Puis est venu pour nous le temps du camp de reboisement, autres personnes, autre ambiance mais toujours aussi bien. Merci à Yves, W:P et Olivier pour nous avoir fait rire, danser et connaître le dolo, le tout en même temps....

Sans oublier bien sûr Julie et Guillaume qui ont répondu à toutes les questions de l'avant voyage et ça c'est aussi très rassurant.

Maintenant à vous les douches froides après une journée passée au soleil, le dolo, la musique, l'ambiance, la sympathie légendaire mais véritable des Burkinabés:

Rendez vous l'annnée prochaine..

Témoignage d'Ines, volontaire à Palogo-Réo en 2009

Bonjour,

 

Je m'appelle Ines et je suis partie 3semaines en juillet 2009 au Burkina faso avec le mj procunas. 3 semaines...Je pensais alors que ce serait long 3 semaines loin du confort, loin de ma famille..et pourtant qu'est ce que ca m'a paru court, trop court. Chaque jour je rencontrais de nouvelles personnes toutes aussi merveilleuses les unes que les autres, je découvrais des paysages toujours plus beaux. Tout me manque de la chaleur du soleil,a la chaleur des gens, a la gentillesse de ces enfants...je crois méme que les douches froides me manquent aussi ( tellement plus amusant!!). Au départ, j'aurais pensée avoir du mal a m'habituer à ce nouveau mode de vie et finalement je me rend compte que c'est à ma vie quotidienne que je n'arrive plus a m'habituer. Tout était tellement génial, les cours, les jeux, les feux de camps et surtout les enfants de Paologo. Vous l'aurez compris je vous engage vivement à partir avec le mj-procunas !Je remercie infiniment toute l'equipe, Moussa, Serge, Fabrice et aussi rolbi chacune des personne qui m'ont toujours acceuillie avec le sourire Nathalie, Médas, je remercie tous les enfants de Paologo qui m'ont appris tellement plus que ce que j'ai pu leur apprendre; enfin je remercie Julie et Guillaume qui ont toujours su informer et rassurer mes parents ( et connaissant mes parents, c'était pas gagné!)C'est une expérience unique, que tout le monde devrait vivre!!J'attend impatiemment l'été prochain...

 

 Ines.

Témoignage de Laura, volontaire à Koudougou en 2009

Bonjour à tous,

     Je suis Laura, j’ai vécue un mois sur les terres du Burkina Faso, du 1er au 31 août 2009 et je vais donc vous faire part de cette aventure inoubliable.

     C’est sur Internet que j’ai connu cette association, j’ai toujours voulu découvrir le continent africain et l’humanitaire est pour moi un bon moyen de découvrir une autre culture, d’échanger tout en se rendant utile. J’ai commencé à chercher au mois d’avril et le MJ-Procunas m’a tout de suite répondu. Nous avons communiqué par mail et ayant reçu toutes les informations nécessaires, j’ai pu me lancer. Même si avec Internet, on peut douter de la fiabilité d’une association, vous pouvez être certain que le MJ-Procunas est une association en qui on peut avoir toute confiance, organisée, soucieuse d’évoluer dans le bon sens, et qui prend soin de ses volontaires !!

     De mon arrivée à l’aéroport de Ouaga, accompagnée de Sylvie et Aurélie, les deux autres volontaires avec qui j’ai partagé cette expérience, jusqu’au départ, nous avons toujours été encadrées par les membres du MJ et accueillis comme des princesses. De plus on ne sortait pas sans croiser le sourire des gens, les enfants qui crient « Nasara » (le blanc) en venant nous saluer. On se rend très vite compte que le Burkina est un pays très chaleureux et ouvert d’esprit.

     Ma mission se situait à Koudougou et consistait à donner des cours de soutien scolaire, et des activités d’éveils auprès d’enfants. Mais avant de commencer celle-ci, nous avons eu la chance de participer pendant quelques jours au camp de reboisement situé à Goghin. Le lendemain de notre arrivée, nous sommes partis en moto rejoindre les campeurs de Goghin (tout en profitant du beau paysage pendant le trajet). Moi qui, à la base, n’étais pas spécialement attirée par un camp de reboisement, je garde vraiment que du positif de ce passage sur ce camp. Nous avons cultivé, planter des manguiers pour les villageois, et il est important de pouvoir discuter avec eux, de savoir comment ils arrivent à se débrouiller pour se nourrir malgré la sécheresse et la pauvreté. Sans oublier les soirées autour d’un feu de camp, les chansons, la rencontre avec le chef du village, la visite du marché de Goghin où j’ai goûté la fameuse boisson appelée le « Dolo » !! Que de bons souvenirs.

     Par la suite, la rencontre avec les enfants de Koudougou a été tout aussi attachante. C’est chez Médas Semporé, le directeur de l’école que nous avons été logé pendant la mission avec sa femme et leurs deux filles. Quoi de mieux pour découvrir la culture de ce pays que de pouvoir vivre au rythme d’une famille burkinabé. Grâce à leur générosité et leur gentillesse nous avons pu partager de bons moments avec eux, goûter les plats burkinabés, rencontrer certains de leurs proches ou encore faire des ballades à vélo dans la ville de Koudougou.

     Pendant les matinées de cours, je m’occupais des CP et faut avouer que les premiers jours, leur apprendre à lire et écrire n’était pas évident surtout qu’au début j’oubliais de parler doucement et bien clairement pour me faire comprendre. Mais grâce aux livres de lectures, à de petits jeux j’ai pu construire mes cours petit à petit. Je n’ai jamais vu des enfants aussi motivés à venir faire du soutien scolaire, c’était impressionnant et beau à voir. Quand on voit qu’en leur donnant de simple crayons ils sont ravis, ça nous donne une bonne leçon de vie à nous qui avons l’habitude de tout avoir.

     Les après-midi, on se regroupait avec les élèves de Sylvie et Aurélie pour les temps d’animations. Béret, balle aux prisonniers, chef d’orchestre, jeu de parcours, chants, danse au rythme des djembés toujours avec les sourires et les rires des enfants !! Ce n’était pas toujours facile de trouver de nouvelles activités à chaque fois, heureusement Aurélie avait déjà fait beaucoup d’animations, et les enfants étaient toujours très réceptifs et enthousiastes à ce qu’on leurs proposait. Même s’il pleuvait, ils étaient toujours partants !

     Pendant les quartiers libres, j’ai pu savourer les ballades à moto et à vélo sur les chemins houleux et sous un soleil éclatant, la réserve des caïmans (eh oui j’ai touché un crocodile !!), les sorties nocturnes aux maquis (le Yaka !!) autour d’une brakina et de la musique africaine, la visite du musée nationale, les moments calmes autour du thé, les petites pauses à l’ombre sur une natte, les repas chez tout ceux qui ont eu la gentillesse de nous accueillir, tous ces moments resteront gravés dans ma mémoire.

     C’est vrai que l’on vit loin de notre petit confort habituelle, pas toujours d’électricité, douche avec un seau d’eau froide (mais avec la chaleur, l’eau chaude ne serait pas la bienvenue !!), pas de cuvette de toilette et la nourriture burkinabé nous change de notre quotidien. Mais honnêtement, ce n’est rien quand on voit la joie de vivre qu’ils nous transmettent !! Et malgré le peu de moyen qu’il y a, je n’ai jamais entendu un burkinabé se plaindre... Et une fois rentrée en France, j’étais nostalgique d’avoir quitté toute cette ambiance. Le sourire des enfants, leur joie de vivre, la gaîté de ce pays, la simplicité avec laquelle ils vivent sans se « prendre la tête » (« Y’a pas de problème » comme ils disent) sont une partie des choses qui vont me manquer

     Voila pour mon témoignage, je ne vais pas en dire plus si ce n’est que grâce à cette aventure j’ai beaucoup appris sur moi-même, j’en ressors grandi et entièrement satisfaite. Si un jour vous voulez vous aussi vous lancer n’hésitez pas !!

     Pour finir je tiens à remercier vraiment l’ensemble de l’association MJ-Procunas qui fait un travail formidable et qui à toutes ses raisons d’exister, Moussa, Fabrice, Yves, Brice, Ismaël, Serge et tous les autres avec qui j’ai pu partager cette aventure humaine et que je n’oublierais pas. Merci aussi à la famille Semporé, aux enfants et coucou à Sylvie et Aurélie mes compatriotes pendant ce séjour.

     Si vous voulez en savoir plus n’hésitez pas à me contacter : laura_evin[at]hotmail.fr

Laura

Témoignage d'Anaïs, volontaire à Palogo-Réo en 2009

Bonjour a tous et a toutes !!


Je m’appelle Anais et je suis partie avec MJ Procunas en juillet 2009 au camps de Palogo et de Réo.
J’ai mis beaucoup de temps a écrire, certes mais c’est parce que j’attendais le meilleur moment âpres avoir pu faire le point de tout se qui c’est passé. Ca a été un moment fantastique, remplit de moment inoubliable, et de rencontre extraordinaires !!
Tout d’abord je voudrais remercier le relais France parce que leur réponse rapide m’ont enlever beaucoup d’appréhensions que j’avais. Et par leur clarté de réponse cela m’a confirmé que c’est une association sérieuse.
Ensuite je voudrais remercier toute l’équipe burkinabé, Fab, serge, Moussa et tous les autres qui ont été la pour nous a l’aéroport et encore un grand merci a Nathalie pour son accueil. Et je voudrais dire que l’on a été soutenu tout le long du camps, a chaque moment il y avait quelqu’un sur qui compter et je trouve ca vraiment important.
Ensuite ce fut que des moments sensationnels, avec la rencontre d’enfants (a Palogo) qui a été fabuleuse, le soutien scolaire, un moment que je pense je n’oublierais pas de si tôt…surtout le premier jour…et puis les affinités qui se créer, et la découverte du quotidien avec les balades hasardeuses, que de bons souvenirs me reviennent.
Le camp de Réo a été pour moi l’occasion de rencontrer pleins de personnes avec qui j’ai pu discuter, surtout le soir, durant les veillées. Je n’oublierais jamais ce moment non plus, parce que j’ai rencontré là-bas des personnes avec qui j’espère garder encore longtemps contact !!!
Voila, même si j’ai pu écrire ce petit texte, ces quelques lignes ne retranscrive même pas un dixième des émotions, de l’enrichissement et de tout se qui a pu se passer sur place…
J’en garderais un souvenir fort, avec des rencontres très fortes et je remercie l’association qui a pu me faire découvrir ce beau pays…


Bonne chance a vous tous pour la suite !!!


Maïs

Témoignage de Thomas, volontaire à Palogo en 2008

Salut à tous. J’ai participé cet été au chantier humanitaire organisé par l’association burkinabé MJ-Procunas, du 30 Juin au 15 juillet 2008. Ce chantier a eu lieu dans le village de Palogo, non loin de la ville de Koudougou, et avait pour thème l’éducation. Il s’agissait d’apporter un soutien scolaire aux enfants du village, et de mettre en place des temps d’animation avec eux. Ceci s’inscrit dans le projet plus global de l’association qui vise au développement du Burkina Faso.

Trois autres volontaires européennes étaient également présentes avec moi. Voici donc mon témoignage… 

Tout d’abord, l’accueil, en un mot : chaleureux. De partout où nous sommes allés, et dès le début du voyage, l’hospitalité de tous ceux qui nous ont hébergé m’a toujours mis à l’aise. Cette hospitalité a été un peu le fil conducteur du séjour, et c’est aussi cela qui en a fait un beau voyage, et entraîné de belles rencontres.

Des activités mises en place avec les enfants de Palogo, celles que j’ai préférées ont été les temps d’animation lors des après-midi, alors que nous proposions des activités plus récréatives (en comparaison avec le soutien scolaire). Non pas que celui-ci ne soit pas nécessaire, mais n’étant pas moi-même instituteur mais animateur en formation, je me suis senti plus à ma place et légitime lorsque je développais ce type d’activités. Nous avons donc appris un certain nombre de jeux aux enfants du village. Ceux-ci ont d’ailleurs toujours été très réceptifs aux activités proposées, car vraisemblablement peu habitués à ce type d’animation.

A chaque matinée, j’avais la classe de CP1-CP2 (l’équivalent de notre CP à nous). Je me suis d’abord heurté à la barrière de la langue, car une grande partie des enfants ne parlaient que peu le français, mais en utilisant différents supports (comme des chansons, leur livre de lecture…), les séances ont fini par se construire progressivement.

Les conditions socio-économiques ne permettant pas à beaucoup de ces enfants d’aller à l’école (une grande majorité devant travailler quotidiennement aux champs), ce soutien scolaire a toutes ses raisons d’exister. Mais ce qui a fait la force du chantier, a été selon moi les activités « annexes », comme cet atelier de dessins avec le sable, ces chansons et ces jeux appris aux enfants, ainsi que cet atelier peinture organisé avec un maximum d’entre eux (lorsqu’ils ont marqué l’un des murs de leur école avec les traces peintes de leur mains, sous l’inscription « Main dans la main à Palogo »). Et je pense que c’est parce qu’il s’est allié à ces actions symboliques que le soutien scolaire a pris son sens.

Sans prétention aucune, car nous n’étions pas médecins, nous avons aussi donné quelques soins médicaux (désinfection de plaies…), étant en possession de désinfectants, pansements et autres, que nous avions emporté avec nous pour le voyage. Je précise ici qu’il nous a aussi été donné de voir la dure réalité des conditions de vie du Burkina Faso. Car il s’agit bien d’un chantier humanitaire, et d’une association promouvant la santé, l’éducation, la culture et l’épanouissement, et donc qui lutte contre la pauvreté, sous ses différentes formes, et qui s’oppose à la vision d’un pays qui ne pourrait plus croire au changement…

J’ai observé aussi un certain dynamisme au sein de la jeunesse, à Ouagadougou et à Palogo. Au sein du village, plusieurs jeunes étaient danseurs et musiciens, et notre rencontre avec eux a entraîné plusieurs cours de danse improvisés, quelques échanges autour des percussions, ainsi qu’à un grand feu de bois organisé la veille de bois. Tout cela aussi, ces échanges culturels et artistiques, ont également contribué avec force au bon déroulement du chantier, et à lui donner d’avantage de sens. Ces échanges ont permis à chacun de s’y retrouver, de pouvoir à la fois donner et recevoir, et enfin de créer des liens…

Les rencontres avec d’autres villageois ont aussi été très enrichissantes, ainsi qu’avec tous ceux de l’association MJ-Procunas (membres, amis et alliés…). Parmi ces rencontres, celle avec le chef du village de Palogo restera elle aussi gravé dans ma mémoire…

Je voudrais aussi insister sur le fait que l’association MJ-Procunas est une association que j’ai trouvée positive, dans ce qu’elle voulait mettre en place, et ouverte à nos propositions d’activités, ainsi qu’à nos critiques et à nos désaccords. Le bilan de séjour que nous avons effectué avec les responsables en fin de voyage, m’a conforté dans cette opinion. Ainsi, même si nous avons considéré, les autres volontaires et moi, que par exemple la communication faite aux volontaires avant le séjour demandait plus de précisions, j’ai eu la sensation d’être en face d’une association soucieuse d’évoluer dans le bon sens, de corriger ses éventuels erreurs, et d’affiner son action…

MJ-Procunas est une institution qui garde ainsi cette volonté de progression et d’écoute, et leur souci de faire participer activement les habitants au chantier est également à leur honneur. Je leur souhaite donc à tous de continuer, et j’invite tous ceux qui sont motivés à s’intéresser à cette association, en leur disant qu’ils peuvent avoir confiance en elle… 

Voilà. Mon témoignage est fini. Je terminerai par un « Merci » tout aussi chaleureux que l’accueil qui m’a été fait là-bas.

Merci et coucou à tous les enfants et autres habitants du village de Palogo. Merci et coucou à tous les membres, alliés et amis de l’association MJ-Procunas, et plus particulièrement à la famille de Moussa, qui nous a hébergé à Ouagadougou…

Merci et coucou à Moussa et à Innocent, et un salut pour les autres volontaires : Sophie, Delphine, et Marion… 

Merci à tous, 

Chaleureusement,

Thomas.

thomas.faury[at]wanadoo.fr

Témoignage de Sophie, volontaire à Palogo en 2008

Un pied qui vient tout juste de fouler la terre chaude de Ouagadougou et déjà le soleil. Tout transpire de gaïté et rien ne peut resister à cette chaleur. Les musiques nocturnes, leschemins tortueux, les tissus colorés, la fraîcheur de la moto, les marches fruités et le corps majestueux des femmes défilent sans vouloir nous laisser le temps de penser que nous y sommes étrangers. Dans les rues, les enfants les moins timides viennent saluer les blancs et on ne peut sortir sans rencontrer les sourires accueillants. Delphine, Marion , Thomas et moi avons reçu des enfants de Palogo bien plus que ce que nous avons essayé de leur transmettre. En échange du soutien scolaire et des activités, ils nous ont offert leurs fruits, leur eau, leurs danses, leur aide, leur attention, leur enthousiasme, leur confiance et leur affection. Les larmes mêlées de notre départ ne me permettent plus de douter sur le sens de cette rencontre.

Merci à l’assoc.

Sophie. sof151[at]hotmail.com

Témoignage d'Angélique, volontaire en Aout-Septembre 2008


Coucou chers Internautes !!! Bienvenue sur ce site qui vous emportera loin si vous vous laisser aller

Je suis Angélique (française), et j’ai été passé un mois et demi (12 Août au 20 septembre 2008) de mon existence loin de l’univers Européen de toutes les technologies et du confort !! Quel changement d’air, Quel bonheur !  

     Sur le site, il y a déjà des témoignages ou l’on parle de MJ-PROCUNAS comme d’une association certaine et sur laquelle on peut compter donc je ne m’étalerais pas en remettant une couche. Simplement, oui c’est une association en qui on peut avoir confiance sur l’organisation des programmes
 

      Bref, je suis parti rejoindre MJ-PROCUNAS avec qui j’avais des contacts régulièrement depuis avril 20008 par internet. L’association, je l’ai rencontré sur internet. Depuis longtemps, je voulais voyager sur le continent Africain, (rêve d’enfant !! mais comme vous le voyez réalisable !!) Mon projet professionnel est devenir Infirmière voir plus tard spécialisé dans la petite enfance, du coup j’avais très envie d’avoir une expérience dans le domaine de la Santé auprès de la population d’un village. J’ai donc décidé de laissé par un jour de Mars, une annonce comme quoi je voulais donner de mon temps au Burkina Faso pendant l’été 2008 et si possible dans le domaine médical. Peu de temps après, l’association s’est présenté à moi, nous avons converser par msn puis j’ai décidé que c’était un bon choix que de la rejoindre pour y vivre mon expérience personnel. J’ai donc de chez moi cherché à trouver des fournitures scolaires à ramener pour l’école ainsi que des médicaments pour le centre. J’ai effectué de nombreuses démarches qui ont apporté leurs fruits. J’ai ainsi pu acheminer jusqu’à Ouaga, une valise pleine de médicaments et de fournitures scolaires. En effet, ce stage dans un CSPS centre social pour la promotion de la santé que Moussa OUEDRAOGO Président de l’association m’a proposé était un stage purement personnel. 

     Mon stage s’est donc déroulé à Palogo dans un village de 9 875 habitants à 7 kilomètres de Koudougou (3ème grande ville du Burkina) dans la province de Boulkiemdé. Je suis resté quasiment 3 semaines dans le centre. J’ai pu suivre le rôle des infirmières mais aussi réaliser certaines tâches médicales. Ainsi, j’ai pu faire les consultations (peser les malades, la prise de température…) en compagnie d’une infirmière, remplir les carnets de santé des patients, faire les ordonnances. J’ai pu voir comment il soignait certaines plaies et surtout dans quels conditions. Âmes sensibles, s’abstenir ! En effet, il faut oublier comment les soins sont chez nous sinon…(pas d’anesthésie….). J’ai pu assister et aider à mettre au monde des bébés. Instant purement magique malgré la difficulté des conditions. A travers, ce stage, je vivais dans la maison du Major, chef infirmier du centre. J’ai pu tisser des liens avec les collègues infirmières et en dehors du centre avec quelques jeunes tous aussi agréables. J’ai ainsi eu la chance de vivre leur quotidien, manger aux plats préparés par leurs soins, cultiver un champ de petit mil, je crois, avoir aussi droit aux ampoules sur les paumes des mains !! Toutes les difficultés qu’endure les cultivateurs tout au long de leur journée qui paraît bien longue sous le soleil. La pauvreté est très présente dans les villages, celles-ci est marquée par plusieurs éléments avant tout le manque d’instruction, ensuite vient le confort plus matériel et primordial : l’électricité.  

     Bien sure, ayant une correspondante sur Bobo (2ème ville du pays) j’en ai profité pour lui rendre visite ainsi qu’à Ouagadougou où vit la famille d’une amie. J’ai donc aussi fait du tourisme !! Bobo est une ville très agréable de part son marché, son climat plus délicat que Koudougou !..... Je vous dis pas plus et vous laisse y voir par vous-mêmes. 

Pour moi, cela à été une expérience formidable et riche en tout et si Dieu veut comme le dise si bien les Burkinabés, je reviendrais au Burkina effectuer un stage infirmier pendant l’été 2010. Je rentre en école d’infirmière cette année. 

     Je ne peux pas me permettre de rajouter des lignes et des lignes. Mais n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin

angie.b44[at]hotmail.fr

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