Témoignage d'Elodie, volontaire à Palogo et Goghin en 2007

Bonjour à tous,

Je me présente: je m'appelle Elodie et je suis là pour vous faire part de mon expérience au Burkina Faso et avec l'association mj-procunas, présidée pas Moussa. Bon ce message fait très sérieux, il parait tès long mais ne vous découragez pas car ça vaut le coup! Ce n'est pas mon habitude de faire des "discours" (je ne sais quel mot mettre sur ce message) alors je vais faire de mon mieux.

J'ai rencontré l'association sur internet en mai 2007 et trois mois plus tard, le jour de mes 20 ans, j'attérissait sur les terres du Burkina. J'ai été acceuillie très chaleureusement par des membres de l'organisation et j'ai commencé un séjour rempli d'aventures, d'inconnu et de surprises. De très bonnes surprises et d'autres parfois moins faciles à vivre. Par là, je veux dire que j'ai vécu des moments extraordinnaires, rencontré des personnes hors du commun (merveilleuses) mais j'ai aussi vu des choses beaucoup plus tristes. Car oui, hélas, c'est un pays aux richesses très inégalement réparties et où beaucoup de gens vivent dans une grande misère.

En ce qui concerne cette chère association, mj-procunas, je n'en tire que des bons souvenirs. C'est une organisation très correcte, dirigée par des jeunes et animée par la bonne humeur. J'avais peur d'intégrer quelque chose de trop stricte ou à l'inverse de mal organisé, mais non. La surprise fut très bonne. Cette association a su trouver le juste milieu pour pouvoir répondre aux objectifs qu'elle s'était fixée tous en respectant l'intégrité des volontaires participants.
Ainsi le chantier auquel j'ai participé dura deux semaines. Nous avons oeuvré dans deux villages retirés: la première semaine nous sommes parti à Palogo. Cette première action visait surtout à aider les villageois dans leur quotidien. Nous avons apporter notre présence, nous avons cultivé, distribué des dons collectés...
La deuxième semaine, nous sommes partis en direction de Goghin. Dans ce lieu nous avons tourné notre action en faveur du reboisement. Plus de 3000 plants en une semaine. C'était fatiguant mais nous ne travaillions que le matin puis l'après midi nous étions aux repos.
Durant ces deux semaines nous avons ausi organiser des causeries. Débat sur le Sida, la Solidarité, des sujets sensibles... des thème qui devrait être miaux étudiés dans ce pays où les gens sont très mal informés.

Durant ces deux semaines, nous avons aussi su nous amuser : feux de camps, bals d'aurevoir... Malgrès que se soit la saison des pluies cela n'empêche pas d'agir et de se rendre compte de la richesse culturelle de ce pays.

Moi je suis parti 3 semaines. Alors pour la 3ème le chantier était terminé. Mais, en tant que bonne organisation, je fut accueillie chez un ami. Je remercie alors "gueule d'ange " (c'est ainsi que je l'appelle) du nom de Serge ("Esprit" de surnom dans son pays). Je fut donc pris en charge dans la ville de Ouagadougou. J'ai pu visité la ville, le musée Nationnal, le centre ville... et j'ai mème participer à une émission de radio (très intimidant mais marrant). J'ai gouté aux spécialités ( d'ailleurs très bonnes) du pays et j'ai dù apprécier le plaisir d'être aux toilettes. Et oui, notre organisme de petit francais est très fragile dans ce genre de pays! Mais c'est un mal qu'on oubli vite.

Bon voilà, je pense avoir fait le tour de cette expérience inoubliable! Reteneza ceci : vous pouvez avoir toute confiance en cette association. Elle est très fiable, quoi que dans ce pays il ne faut jamais être préssé (ce qui est dure pour des européens). Cela nous apprend beaucoup sur nous mème tout en répondant aux besoins fondamentaux des autres. Puis , très important, il nous permet voir et de croire que les personnes merveilleuses existent aussi toujours!

Merci à tous, à Mouss, à Fab , à Brice, Serge..... et bien sur tous les autres à qui je pense très fort et que je n'oublierait jamais.

En espèrant revenir après mes études...

Elodie

Pour plus d'infos voici mon adresse: charpiot.elodie[at]hotmail.fr
Je serais très fière de vous renseigner.

Témoignage de Gaelle, volontaire en aout-Septembre 2007

Ma rencontre avec Moussa et le MJ a été une totale coïncidence… Mais une bien heureuse coïncidence car mon expérience à Ouagadougou reste sûrement la plus forte que j’aie jamais vécue.

Partir en Afrique s’est fait sur un coup de tête. Comme ça, un matin d’avril, ça m’a prise. Je voulais voir ces terres lointaines, rencontrer des gens, griller au soleil comme une knack occidentale... mais pas en touriste, je voulais faire quelque chose. Bien belle idée me direz-vous, mais quoi ?

C’est là que papa Moussa et le MJ Procunas interviennent. Alors que j’errais sur internet en désespérant de trouver un mouvement ou une association qui me botte. Lux fiat ! Je tombais sur le MJ dans un forum du Routard. Toujours là pour veiller sur nous le Routard.

Bref quelques semaines et mails plus tard, j’avais mes billets et mon visa en poche. Destination Ouagadougou (rien que le nom fait rêver). Je partais faire du soutien scolaire dans une école de la capitale burkinabè.

Ce qui m’a tout de suite séduite avec le MJ Procunas, c’était qu’il s’agissait d’une association entièrement burkinabè. Et ça change tout. Pendant un mois, j’ai vécu dans la maison de Serge, un des membres de l’association. On faisait tout au rythme ouagalais, du lever au coucher, en passant par les parties de scrabble, le marché, le thé à l’ombre des arbres, et les soirées à danser sur des rythmes endiablés au Koumder…

Au bout de quelques jours je pouvais déjà faire un peu ma vie toute seule dans le quartier. Bien sûr, je restais toujours la « nasara », la blanche en mauré. Mais cela ne m’a jamais empêchée de m’intégrer.

Il ne faut pas se leurrer. Il n’est pas toujours facile de vivre sans notre bon vieux confort occidental. Il m’arrivait de rêver d’une douche autre qu’avec un sceau, d’une cuvette de toilette, ou encore d’une pizza (oui oui je sais… c’est honteux). Mais ce sont des broutilles quand je repense aux souvenirs incroyables de ce mois africain. Le soleil de plomb, les orages diluviens de la saison des pluies, les escapades en brousse, les bleus sur mes fesses à force de crapahuter dans la ville en mobylette avec Moussa, les séances de cinéma avec les étoiles, les soirées à la bière Sobra ou Brakina, les repas avec les familles de tous ceux qui ont eu l’amabilité de m’accueillir chez eux, la douceur de mes élèves, le marché, la cuisine avec les sœurs de Serge, le couscous de riz, le riz gras, l’Akéké, et toutes ces saveurs et odeurs intenses.

En quelques semaines j’ai rencontré un paquet de gens exceptionnels. Avec la plupart d’entre eux, je suis toujours en contact. Et une chose est sûre. Je compte bien retourner leur rendre une petite voire très longue visite."

gaellon[at]hotmail.fr

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