TEMOIGNAGE ACTES 2016

 

Voilà le retour en France est arrivé!... La balance émotionnelle est forte. Je suis heureuse de revoir tous les gens que j'aime mais, en même temps, quitter notre merveilleuse équipe fut une épreuve compliquée... je voulais donc les remercier pour tout ce qu'il ont fais pour nous durant cette merveilleuse expérience ! Vous me manquez tellement déjà, restez comme vous êtes surtout ! Mille Barka :D je vous dis à bientôt dans tous les cas ! 
Voilà quoi

Oceane Riffi

 

Après un mois d'aout très riche en émotion, en aventure, en découverte. Après ce magnifique voyage, me voilà de retour en France.
A mes amis, ma famille du Burkina, encore merci pour cette magnifique leçon de vie au cours de ce voyage, merci de votre accueil, de votre chaleur, merci de fond du cœur !!!
Vous avez remplie notre cœur de joie et d'amour au cours de notre séjour et tout l'or du monde ne saurais nous contenter autant que ce que vous nous avez fait vivre. On rentre grandi de cette magnifique expérience

On est triste de devoir vous quittez, et vous nous manquez déjà.. Mais on à ramené une part du Burkina et de vous tous dans nos cœurs et nos mémoires, on ne vous oubliera pas.

Seul les montagnes ne se croisent pas, on se reverra c'est une certitude :) !!
(et cætera, et cætera)

One Love

Sylvin Pelou

 

Retour à la réalité...

Ah mes souyons, j'entends encore vos rires et vos "souyooonne" ..!!

Barka pour tout, à chacun d'entre vous, parce que vous avez rendu un mois de ma vie comme un voyage au paradis. La terre des hommes intègres nous a porté et nous a fait vibré comme jamais !! 
Vous êtes devenus une deuxième famille, des amis, des frères, des sœurs. 
Le pays des nassaras manque de vos sourires. Mais je peux dire sans doutes possibles que les milles milliards de milles souvenirs accumulés à vos cotés illumineront chacune de mes journées jusqu'à mon retour.

Bon, le "rythme" africain n'est pas assez répandu ici, apparemment on tolère pas l'heure (ou LES heures) de retard africaines... Voila quoi ! Mais au moins ces enfoirés de moustiques nous font pas chier :P

ça va faire bizare de plus boire des brakindé avec vous, bande de gnindboko !! En tout cas ici on peut parler de lallé, et dire a des gens que c'est des zou bedré, lallé bila ou zou yozougou sans problèmes, personne capte rien mwouhahah ! et caetera, et caetera ... ;)

Prenez bien soin de vous mes souyons, et dans 11 mois je vous veux plus chauds que jamais parce que la nassarasta compte bien revenir vous souyer ;)

Bilfou ( parce que j'aime trop ce mot) m'tando yamba, ONE LOVE 

Charléne

 

Témoignage ACTES 2015

Nous sommes 4 étudiants en médecine lyonnais : Gaëtan, Florian, Sarah et Julie. Nous faisons partie de l’association ACTES, qui regroupe des étudiants des filières médicales et paramédicales, et qui soutient chaque année plusieurs microprojets en Afrique de l’ouest.

Cet été, nous avons pu réaliser un projet de solidarité internationale (soutien scolaire, animation, prévention…) grâce à notre partenariat avec le MJ.

Nous sommes partis au Burkina Faso du 31/07 au 29/08. Dès l’arrivée, nous avons été très bien accueillis par le MJ, et nous avons rapidement rencontré d’autres membres à l’occasion d’une soirée d’accueil très sympathique. Le courant est très bien passé, car la plupart des membres de l’association sont des étudiants engagés comme nous.

Les bénévoles du MJ ont grandement participé à la réussite de notre projet. Ils sont toujours à l’écoute, prêt à nous aider et à nous donner des conseils pour la concrétisation de nos idées.

Nous avons aussi beaucoup apprécié le temps libre passé aux côtés des membres du MJ. Nous avons eu des débats très intéressants sur des sujets d’actualité, nous nous sommes retrouvés autour de parties de cartes, feux de camps, jeux sportifs, visite de lieux touristiques… et bien sûr au maquis !!

Nous avons fait des rencontres que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Il nous serait impossible de relater tous nos souvenirs, tant cette expérience a été enrichissante.

N’hésitez pas à vous engager avec le MJ !

Nous souhaitons remercier tous les membres du MJ qui ont rendu ce mois d’août inoubliable !

Barka 

Témoignages de Claire Designolle volontaire Aout 2014

Merci à Moussa et à tous les membres du MJ qui m’ont tous accueilli à bras ouverts et m’ont fait vivre au Burkina Faso un mois inoubliable.

Le Burkina, un pays magnifique et des burkinabés toujours là pour faire découvrir leur culture. Il y a de ces voyages que l’on n’oublie pas et qui nous font grandir. J’ai fait un mois de soutien scolaire avec des enfants de CP2 à Ouagadougou, des moments magiques et tellement enrichissants. Tous ces gens qu’on a rencontrés, ces petites mains qu’on a serrées, ces sourires sur le visage des enfants, je n’oublierai aucun de ces moments passés là bas. C’est une expérience unique que j’ai eu la chance de vivre alors merci au MJ d’avoir été là pour moi et de m’avoir soutenue dans mon projet.

Témoignage de Rebelo Adrien , juillet 2014

Rendez vous en terre burkinabé ...

Nous voila partis en direction de l’aéroport de Blagnac , l’excitation monte de plus en plus ! L’Afrique est bientôt à nous mais cela reste assez abstrait on n’imagine pas trop ce qu’on est en train de faire ! Nous montons dans cet avion direction Ouagadougou , après un long périple et un long arrêt à Alger , il est 1h du matin nous posons les pieds sur le sol Africain ... tout de suite cet air chaud lourd , cette chaleur intense nous étouffe cela nous change de notre air frais du sud de la France !

Après le passage à la douane et au contrôle médical très militaire et sérieux ! Nous arrivons dans le hall de l’aéroport et là digne d’un film américain 3 burkinabé nous attendent avec des pancartes et nos prénoms dessus : Théo ( le comique ) Ablo ( le professeur) et Moussa ( le sage ) sont là avec un grand sourire , on les suit et on est direct confronté à la culture burkinabé c'est-à-dire les scooters : tout le monde se déplace comme ça là bas , Moussa nous prends nos gros sacs et les transportent tout seul sur son petit scooter nous sommes impressionnés ! Je monte derrière Ablo, Kevin monte derrière Théo et c’est partis nous roulons à travers les rues de Ouagadougou , mes yeux ne savent pas ou regarder , j’essaye de pas en louper une , je commence à réaliser que je suis à des milliers de kilomètres de chez moi ! et là je me dis c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiiis pour une magnifique aventure pendant 3 semaines !

On arrive épuisé dans cette petite case qui sera notre logement durant les deux premières semaines. Dés le lendemain matin, on part à l’école rencontrer notre classe nous avons les ce2/CM1 j’appréhende mais au final tout se passe très bien très vite, nous avons créé des liens très forts avec tout les petits de la classe ! Ils nous regardent avec des yeux pétillants, on essaye de leur partager nos connaissances, on crée des jeux ludiques pour qu’il y’ai un échange le but était qu’ils nous apprennent des choses et qu’on leur en apprend aussi comme par exemple le petit jeu avec l’anglais / et le mooré on essayait de retenir les mots en moorée pour le lendemain et eux devait apprendre leur mots en anglais et c’est comme cela qu’on connait pas mal de mot en mooré grâce à ces petits ! L’après midi je prenais plaisir à créer des activités sportives car j’ai vu que ces enfants étaient de véritables piles électriques ils s’arrêtent jamais, ce sont des teignes lors des matchs de foot la passion pour ce sport est impressionnant ... C’est pour ça que j’ai voulu les initiés à un autre sport qui n’est pas du tout dans leur culture africaine ... roulement de tambours : Le RUGBY ! Ce fut une situation très drôle , les enfants étaient très curieux par ce ballon étrange de forme ovale , ils pensaient qu’il fallait jouer comme au foot , ce fut dur pour leur faire comprendre le jeu ils étaient perdus mais tout c’est finis par un match de rugby ou tout le monde s’est éclaté et régalé !

Ça a été très dur de quitter ces enfants, ça nous a arraché le cœur de les laisser chacun avait crée des liens très forts avec certains !

Nous avons pu rencontrer la jeunesse burkinabé au camp de reboisement de Toece , ce fut une nouvelle aventure auprès d’eux vraiment très intéressante , ce fut des soirées mythiques ( dansait jusqu’à l’aube ) , ces matchs de foots « les maracanas » qu’on a gagné contre l’équipe locale de Toece , la situation fut drôle car j’étais le seul blanc sur le terrain mais je me sentais pas du tout différent au contraire j’étais un africain parmi des africains ! Nos soirées discussions, les burkinabé sont en demande constant de dialogue c’est vraiment super, les échanges étaient réguliers ce fut un plaisir de leur partager notre culture et de recevoir là leur ! Le feeling est tellement bien passé que depuis mon retour en France je n’arrête pas de discuter avec tous ces jeunes, on a gardé le contact.

Ce sont devenu de vrais amis !

Le jour de notre départ toutes ces personnes qui nous apporté tellement, sont tous venus nous dire aurevoir c’était magique ! Cette générosité et bonté je ne l’oublierais jamais ... c’est la fin.. Je ne voulais plus quitter les terres du Burkina. J

J’ai eu du mal à me réadapter aux conditions de vie de la France et le coté si humain de l’Afrique me manque tellement à ce jour !

Ce voyage m’a tellement inspiré, il m’a donné des idées, je suis en train de monter un projet qui se nomme « RUGBYNA FASO » en partenariat avec le MJ PROCUNAS qui a pour but de créer une école de rugby au Burkina ! Donc je ne t’attends qu’une seule chose y revenir pour mettre en place tout ça et revoir tout ces gens qui sont à jamais dans mon esprit !

Ce séjour m’a tout simplement changé, je suis repartis en étant quelqu’un d’autre ... ça a été incroyable, grandiose, remarquable, une expérience enrichissante sur tout les points . Cette confrontation des cultures, ce mélange, ce brassage qu’on a pu avoir avec toutes ces personnes qu’on a rencontré ! J’ai été surpris par cet accueil si chaleureux qu’on a pu avoir, cet ouverture d’esprit que les gens ont là bas. Des communautés qui s’entendent extrêmement bien entre elles Je n’aurais pas assez de superlatifs pour vous faire ressentir ce que j’ai pu ressentir là bas auprés de ces personnes au grand cœur !

Le MJ PROCUNAS nous apporte cette immersion totale dans la culture burkinabé , il n’y a plus de distinction de couleur de peau , ou du fait qu’on vienne de l’Europe et eux de l’Afrique – nous sommes intégrés comme si on était des vrais Burkinabé durant tout le séjour ça a été comme cela et je trouve ça super ! Tout le monde mériterait d’avoir une expérience, un vécue comme celui là !

Un grand merci à Moussa !! Un homme intègre et généreux !

Je reviens bientôt ... Barka woussogo !

Témoignage Mathilde Azen, volontaire Pour une mission de 5 mois

16h10, Aéroport Roissy Charles de Gaulle, 12 Octobre 2013.

Mon avion pour le Burkina décolle. Je ressens à ce moment là de l'excitation, de l'appréhension aussi. Ce n'est pas ma première fois dans ce merveilleux pays., mais cette fois, je me lance dans cinq mois d'aventure.

21h15, arrivée à l'Aéroport de Ouagadougou. Je sors de l'aéroport une heure plus tard, et je fais la rencontre de Moussa, Boris et Abou. Je suis un peu désorientée par le voyage, mais je retrouve avec plaisir les rues animées de Ouaga. Nous voila partis vers la maison dans un rythme endiablé, tout en fêtant la victoire des Etalons face aux Fennecs.

Mes premiers jours se sont passés dans une phase d'adaptation, repérage timide du quartier, connaissance de Moussa, sa femme Rose, et sa sœur Alice. L'accueil est chaleureux, on se sent très vite chez soi, en famille.

J'ai passé mes deux premiers mois dans une école primaire, en CP, à l'école Sainte Mère Thérésa. Il y avait 96 élèves, pour une seule enseignante. J'apportais mon aide à la maîtresse, par exemple, je vérifiais que les devoirs soient fait, j'écrivais les dates sur les cahiers.

Plus les jours passaient, plus je redécouvrais les plaisirs simples, boire dans les sachets d'eau, acheter deux goyaves par-ci, s'installer au kiosque et déguster un thé.

J'ai participé au mois de Décembre, à un stage socio-culturel durant 9 jours, à Doulougou, qui se situe à 60km de Ouaga. Nous avons (avec d'autres volontaires venues pour un mois) organisé un arbre de noël pour les orphelins du village, nous avons participé à un atelier de Djembé, nous avons fêter noël avec la famille de Moussa.

A cause d'un quiproquo je n'ai pas pu effectuer mon deuxième stage au mois de janvier, j'en ai donc profiter pleinement pour sortir faire le « show » dans les maquis, avec Théo, Yacou et Octave, qui sont tous les trois des membres du MJ. Au mois de Février, avec l'aide de Moussa, j'ai pu intégrer le Centre d'Eveil Préscolaire de la Fontaine Dorée (équivalent de nos maternelles), et j'ai fini mes deux mois dans les trois sections de cette petite maternelle. Mon stage consistait à aider les maîtresses, surveiller les enfants lors de leur travaux écrits, ou chanter des chansons.

J'ai pu m'entraîner au moré (dialecte parlé par les Mossis), ce qui amuse les marchands, les voisines de la cour ou je logeais, et je pense que par ce biais là cela crée une complicité avec les gens. Ils sont étonnés de voir une « nassara » s'entraîner au moré car ce n'est pas tous les jours qu'on en croise !;)

La gentillesse de Moussa et sa disponibilité sont un point essentiel lors de votre mission. Vous savez que si vous avez besoin de lui à n'importe quelle heure, il sera disponible, et mettra tout en œuvre pour subvenir à vos besoins. Moussa, c'est aussi une oreille sûre, quelqu'un à qui on peut se confier, autour d'un thé ou d'une sucrerie, on peut lui accorder une confiance profonde. Moussa, c'est celui qui vous intègre dans le pays des Hommes Intègres.

Vous pouvez également compter sur les autres membres du MJ, tout aussi disponibles que Moussa et prêts à vous écouter, vous faire découvrir les plats typiques, l'attieke, le riz et ses nombreuses sauces, les allocos..

Il ne se passe pas un jour sans que je pense aux membres du MJ, qui sont des gens formidables, d'une richesse et d'une diversité admirable. Leur accueil, leur chaleur, leur sens du partage sont des valeurs qui vous rassurent, et qui font que votre mission se passe dans les meilleures conditions.

C'est une équipe exemplaire qui vous accueille, et vous font passer sûrement les meilleurs moments de votre vie.

14 Mars 2014, retour pour Paris. Ah non, faux départ, avion loupé, départ trois jours plus tard.

17 Mars 2014, le « vrai » retour est arrivé. Enfin, un « retour » si l'on puis dire, car on ne part jamais vraiment de Ouaga et de notre quartier. Nos meilleurs souvenirs sont ancrés là-bas, et on sait que le retour sera bientôt transformé en un nouveau départ vers ce pays, du moins, on l'espère de tout son coeur. Le retour est un moment déchirant, on sait quand on part mais jamais quand on revient. On laisse derrière nous des personnes géniales, auxquelles on s'est attachés pendant des mois.

Je n'oublierai jamais cette expérience, la plus enrichissante en ce qui concerne les vingts premières années de ma vie.

Témoignage de ACTES, été 2013

Comment décrire le Burkina Faso ? Nous qui venions de France avons été immergés dans la culture africaine dès notre arrivée. 
Le MJ nous a pris sous son aile pour nous faire découvrir ce magnifique pays. Nous avons eu la chance de vivre des expériences inoubliables comme chevaucher un caïman sacré, nous retrouver au côté d'une autruche, visiter la ville en moto, danser dans un maquis... 
Nous nous sommes intégrés à la vie quotidienne d'un petit village : Kombissiri. C’est là-bas que nous avons participé au soutien scolaire et proposé des animations. Tout le monde nous a accueillis à bras ouverts, surtout les enfants. Nous avons également pu réaliser un stage dans un hôpital, au plus près du système de santé du Burkina Faso. Nous avons été enrichit par ce magnifique voyage, et nous nous sommes fait de véritables amis.
Nous tenons à remercier encore mille fois Moussa et son équipe du MJ.
 
BARKA

Témoignage de Charlène, volontaire en novembre 2012

 

Voyage en terre africaine …

L’avion se pose, il est minuit passé. A la descente de l’avion, la chaleur m’enveloppe, sa y est je suis arrivée, en terre burkinabé…

Je récupère mes bagages, Moussa est là, à la sortie de la salle d’embarquement muni d’une pancarte où je peux lire « charlène bellanger MJ PROCUNAS », à cet instant toutes mes craintes s’envolent… Moussa est là ! j ’ai rencontré pendant ce mois passé au Burkina une personne extraordinaire, gentille, intègre, bienveillante, toujours à l’écoute des autres. Et qui mieux que toi connaît notre culture européenne ?? c ’est là je crois ton grand point fort, ainsi tu permet à tes bénévoles de vraiment s’épanouir lors de leurs voyages.

Une fois les salutations et présentations faites nous prenons les motos, avec les valises sur l’une d’entre elles. Et c’est partie pour un mois de rencontres, d’échanges, de découvertes, les mots sont difficiles à trouver pour raconter un tel « périple » , mais je vais tacher de faire de mon mieux !

Je suis donc accueillies pour les trois premiers jours de mon séjours chez les p’tites bretonnes, Mathilde et Maël, (volontaires du MJProcunas en stage à Ouagadougou pour 6 mois) un grand merci à vous les filles pour votre accueil, vos p’tits conseils (qui peuvent se révéler très utiles au village toute seule !!! ) , merci d’avoir pu me faire découvrir une partie du Burkina que je n’aurais pu comprendre en n’étant rester uniquement à l’école de Ziniaré. Et puis bien sûr merci pour toutes les parties de franche rigolades et autres délires entre filles !

Une fois les formalités faites à la capitale, me voilà à peu près acclimatée à la chaleur. Bien que tous les burkinabés me confirme qu’il ne fait pas très chaud car c’est la période sèche, je suis en sueur 24h/24H !

Le 4ème jour sera celui du départ pour Ziniaré, son village, ses écoles et plus particulièrement l’école Ziniaré C, où je serais pour 3 semaines. Baurice m’accompagne en bus et Moussa nous rejoint à moto, 35 minutes séparent Ouagadougou de Ziniaré. Dans le bus, les paysage défilent, la terre est ocre, c’est magnifique, époustouflant, de grandes étendues de végétation, où se mèlent animaux (chèvres, porcs, ânes…) et constructions en bois en guise d’épicerie, je comprends vite qu’il n’y à qu’un axe principale bitumé, le reste étant des pistes.

Nous sommes accueillis par Hamado ( enseignant de profession), qui m’hébergera dans sa cour avec sa famille, et m’offrira une belle maison pour mon séjour parmis eux. Je remercie donc par ce témoignage Hamado et Roberte pour leur hospitalité ainsi que tout le savoir qu’ils ont pu me faire partager pendant ces 3 semaines passées auprès d’eux. Le lendemain c’est la rencontre avec les élèves ainsi que les institutrices et le directeur.

Et qu’elle rencontre ! A mon arrivé, tous les élèves se ruent vers moi, se poussent, se tapent entre eux pour pouvoir me toucher. Pas évident au début mais le contact se noue vite avec les enfants. Ils débordent d’énergies, j’entends encore les rires, les cris, les chants dans la cour. Les enfants se courent après, la poussière volent partout ! Le deuxième jour de classe, une élève vient m’offrir deux bracelets faits de ses petites mains. C’est cela l’Afrique, le partage.

Durant les deux premières semaines, je suis au côté de Me Kambou, institutrice d’une classe de 78 élèves de CM1, les élèves ont entre 11 et 17 ans. C’est dire l’écart d’âge et de niveau dans chaque classe. Ce qui ne rend pas évident le travail des institutrices. Les moyens sont rudimentaires mais je peux voir que tous ont une ardoise en plus ou moins bon état et un crayon bleu. Donner aux élèves par l’école en début d’année. Pour les livres, c’est différents, certains en ont d’autres pas. Les livres restant dans les classes ont pour la plupart des pages en moins. Les élèves reçoivent des cours de Français ( écriture, lecture, expression, rédaction), histoire – géographie, cours d’éducation physique, de chant… Les matinées de cours sont de 7h 30 à 12h, les après-midi les cours se déroulent de 15h à 17h.

Mme kambou me laisse prendre en charge les cours de sciences ainsi que la lecture. Je m’applique du mieux que je peux, il faut bien articuler pour que les élèves me comprennent. Au début mon accent fait rire les enfants ! Je prend petit à petit mes aises, je sent que les enfants commencent à me faire confiance. En classe , les enfants ne sont pas toujours très attentif, il faut de temps à autre demander le silence… Mais Me kambou est toujours à mes côtés pour me guider et m’épauler. Durant la dernière semaine, j’ai pu passer une journée dans chaque classe de cette école. Ce qui ma permis d’observer les différents niveaux d’apprentissage entre chaque classe.

Les week-end je rentre à Ouagadougou, où je rejoint toute la troupe du MJ, Moussa, Baurice, théo, Mathile, Maël, Babou et tous les autres... pour profiter de la capitale, et bien sûr faire le show le samedi soir !!!! je n’oublierais jamais les soirées maquis où les burkinabé s’y retrouvent pour y partager leur passion pour la musique et la danse.

4 semaines passent, il est temps de repartir pour la France, il est temps de se dire au revoir. Un dernier verre ensemble, nous prenons le chemin de l’aéroport, nous formons un convoi de moto, toute l’équipe est là pour mon départ. Les émotions sont là, pas facile de quitter toutes ces personnes avec qui j’ai tant partager. J’embrasse tout le monde, je sers chacun d’eux dans mes bras, et je prend mes affaires direction la salle d’embarquement. Les images défilent… j’aurais vécu là, quelque chose d’extraordinaire, une aventure forgée de rencontres, d’amitiés, de partage, de rires et d’émotions.

 

Jamais je ne pourrais oublier ce voyage avec vous…

Yell kabé…

Je reviendrais…

 

Témoignage de Julien, volontaire ziniaré 2012

 

En décollant de l’aéroport de Nantes, je voyais s’évanouir les paysages que je connaissais, pour laisser place à un paysage totalement inconnu, celui du Burkina Faso. J’atterris donc à l’aéroport international de Ouagadougou, à un horaire plus qu’approprié (5h40 du matin) – je plains encore le pauvre Olympe qui s’est levé tôt pour venir me chercher. Première émotion – et pas la dernière – en sortant de l’avion : la chaleur et l’humidité impressionnante.
Je rencontre donc celui qui était venu me chercher : Olympe, gentil, accueillant, rassurant, avec une magnifique pancarte « JULIEN MJ-PROCUNAS » (comme dans les films !).
J’embarque donc avec lui, sur sa moto, la valise coincée entre ses jambes et c’est parti pour la première virée dans la capitale. La première image qui me reste encore aujourd’hui est l’immeuble face à l’aéroport dont il ne reste plus que la structure… C’est à ce moment-là que j’ai réalisé, vraiment réalisé que je débarquais dans un monde que je ne connaissais pas. Je suis resté à Ouagadougou 2 jours environ, dans l’objectif de remplir les formulaires au consulat de France, retirer de l’argent… J’ai rencontré Moussa le jour-même si mes souvenirs sont bons, nous avons beaucoup parlé, c’est une personne extrêmement intelligente, d’une gentillesse et d’une prévenance remarquable. Le lendemain, donc, nous partons pour Ziniaré – ville du Président – mais aussi ville où nous étions attendus à l’école de Ziniaré, pour y enseigner le lendemain. Arrivé à Ziniaré, nous aménageons les salles de classes, en réservons deux pour les dortoirs, le reste des classes accueillera les élèves… pour le moins nombreux.
Premier jour de classe, un nombre incroyable d’élèves, inscrits ou non à l’école, venus surtout pour nous voir. Nous avons donc enseigné durant une semaine environ : les élèves sont étonnamment surprenants, vifs… Les cours se déroulent le matin, les activités sportives et en dehors se déroulent l’après midi. Le matin nous enseignons, avec l’aide de la maîtresse, le calcul, le vocabulaire, la conjugaison… J’avais apporté avec moi une carte du monde, je voulais leur faire un peu de géographie. Il faut beaucoup d’énergie pour les canaliser, surtout l’après midi. Mais ce n’est que du bonheur de les voir rigoler, jouer, s’amuser, s’épanouir…
Nous avons fait une interrogation sur tout ce que nous leur avions appris. Le résultat a été plutôt moyen dans l’ensemble, mais quelle joie de voir un élève se rappeler de choses que je lui ai apprise. C’est indescriptible. L’après-midi, nous les faisions se dépenser : balle aux prisonniers, tomates, foot, danses, chansons… et le tout sous un soleil parfois très fort (prévoir un chapeau !). Assez triste en quittant ces élèves que nous avions vu évoluer et auxquels nous nous étions attachés, mais nous poursuivons notre voyage, à Oubri-Yaoghin pour l’action de reboisement. Nous y rencontrons des jeunes burkinabés, de notre âge environ. Je dois avouer que j’appréhendais un peu cette deuxième partie du voyage car l’enseignement était pour moi la partie la plus importante, voulant devenir plus tard enseignant. Je peux vous assurer que je n’ai pas été déçu ! Une super ambiance dès le début, des soirées animées et bien entendu le reboisement : très intéressant de découvrir les parties les plus reculées du Burkina. Incroyable de découvrir des paysages aussi magnifiques que surprenants. Allez de petits quartiers en petits quartiers pour y planter un goyavier, un manguier… Alors petit plus, nous avons eu droit à une petite (euphémisme) inondation ! Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à la moindre goutte que vous sentez, le mieux est de courir, sinon c’est la douche – non pas écossaise – mais burkinabé qui vous attend ! Ce jour-là, il s’est mis à pleuvoir en fin d’après-midi, non stop jusque tard le soir : résultat quelques dégâts, un moral touché durant cet épisode, ô combien désagréable.
Je me suis fait de nombreux amis, Faicol, Octave, Théo, Olympe, Oppo’, Brice, Alice, Moussa bien entendu, et j’en passe de nombreux encore. Arrive le jour du départ : très dur moralement, très très dur… Vous dites au revoir à des personnes exceptionnelles avec qui vous avez vécu pendant presque un mois, cela renforce les liens. Passer les douanes et se retrouver de l’autre côté de la vitre, qui me sépare de Moussa, Oppo, Olympe et Faicol... Une tristesse immense, les larmes qui coulent… Mon dernier regard avant de rentrer dans l’avion, le soleil qui se lève, pour moi une dernière fois. L’avion décolle et de dit un « au revoir » à cette terre, mais certainement pas un « adieu ».
 
julien-auffret[at]hotmail.fr

Témoignage d'Alice, volontaire à Ouaga/Koupéla en 2011

C'est un voyage, une expérience plus que mémorable. Des liens se tissent, génèrent des relations d'ami-e à amie, et la solidarité que tu proposes en allant au burkina, à ouaga... peut se renouveler quand tu reviens.

Je ne trouve pas bien les mots pour dire tout ce que je ressens quand je parle de ce moment vécu au burkina," le pays des hommes intègres. ça bouge, ça vit à ouaga, ce n'est pas comme les villes de chez nous. Il y a beaucoup plus d'"ambiance", plus de gens à l'extérieur, qui causent, sourient, rigolent, enfin sont expressifs, les enfants, tout le monde. C'est si agréable comparé à chez nous où les gens parlent beaucoup moins entre eux, sont dans leur bulle individuelle, moins chaleureux comme renfermés. Là, tu te sens vivre, la vie est simple, on apporte pas autant d'importance au superficiel.

Tu fais du soutien scolaire, j'aime la gaieté des enfants. Ce n'est pas très dur, tu n'as pas à t'inquiéter sur ta capacité à relayer l'enseignante, ou l'enseignant. Tu expliques aux enfants qui n'ont pas compris la leçon, les exos, selon la classe dans laquelle tu es, les aides à lire, ...tu peux écrire les leçons et exos au tableau.
J'aime aussi l'énergie, la vivacité des enfants quand ils ont la réponse à une question et qu'ils me disent "madame, madame" , "moi madame" presque en sautant, ça nous fait plaisir de voir autant d'enfants volontaires. Il y a aussi l'animation, tu t'éclates avec les enfants, je ne sais pas si vous faites les centres aérés, mais ce n’est pas comme l’animation ici où on doit tout prévoir souvent... tu fais pleins de jeux sympas, ils te demandent parfois les jeux qu'ils préfèrent, mais en tout cas ça passe vite, ça reste de supers moments passés avec les enfants! Chaque week-end, le mj-procunas, l'asso a prévu quelque chose pour nous: tu vas à Poa, plus dans la nature, c'est agréable aussi, il y a moins de monde, moi ça me ressource.(la nature) tu te retrouves avec les autres français ou françaises de l'autre camp, tu rencontres des burkinabés qui vont faire un camp de reboisement, tu rencontres les habitants du village, le village, son ambiance. C’est très sympa, tu es très bien accueilli, avec le chef du village, c'est toujours très convivial! Tu peux aller à ziniare, je rencontre une autre association, un autre village avec son marché, d'autres gens, dont essentiellement les membres de l'asso, un musicien improvisé joue, un chanteur improvisé chante, on fait des jeux formateurs, on prend connaissance de l'asso, tu découvres toujours de nouvelles choses et tout en profitant du temps, tout en prenant le temps. On est allé aussi au village artisanal, qui reste un souvenir important pour moi. Je rencontre un artisan, on se met à causer "de tout et de rien", et il me propose de m'essayer à son art. Son art de modeler la cire
(d'abeille). c'est pour faire des modèles qui serviront à créer des personnages,... de bronze(si je ne me trompe pas de matière.) Zakaria, l'artisan" passionné", me montre comment modeler un visage, après avoir chauffé la cire. Ce n'est pas facile, mais il m'encourage, m'enseigne son savoir faire.Il me fait visiter l'arrière se son lieu d'exposition, je découvre les autres artisans qui participent aux étapes de façonnage des œuvres en bronze. Cela m'a tellement plu! Enfin, j’aimerai encore ajouter tout ce qui fait que j'ai aimé cette vie au burkina, à la ville comme dans la brousse (l’équivalent de la campagne ici). Mais je vous laisse la surprise de découvrir la suite si vous avez la chance de pouvoir y aller, je vous y incite vivement, c'est une chance de découvrir une autre culture, de donner de son temps pour les autres parce qu'en retour, on reçoit beaucoup! Je suis sure que vous aimerez la vie, les gens au bukina
faso.

 

Alice

Témoignage d'Estelle, volontaire à Doulougou en 2011

Le Burkina Faso avec le Mj-Procunas : inoubliable. Récit.

Fin décembre 2010 je tombe, à l'université de Rennes 2, sur une affiche d'une association burkinabé qui proposait des missions pour l'été. Rêvant depuis longtemps de partir dans un pays d'Afrique, j'ai contacté l'association, qui a répondu à toutes mes questions, et m'a aidé dans mes démarches. Me voilà engagée pour un projet de soutien scolaire et de reboisement dans le village de Doulougou, à 60 km de Ouagadougou.

Avant de partir, tous ceux qui participaient aux 4 camps prévus se retrouvaient pour un week-end de formation, avec les membres du relais. J'ai ainsi pu rencontrer les 5 autres participantes avant le départ. Ce week-end a permis de nous faire prendre conscience des conditions de vie là-bas, de nous donner un aperçu de la culture et du mode de vie propre à ce pays, mais également de nous connaître entre les participantes. On a aussi eu droit à quelques petits conseils pratiques.

Le 21 juin 2011, j'embarque à Charles de Gaulle. J'arrive au Burkina vers 17h. Je suis accueillie chaleureusement par 3 membres du Mj-Procunas, Moussa, le président, ainsi qu'Opportune et Cool Baby. Le voyage de l'aéroport jusqu'à la maison de l'association se fait en mobylette, sur une route bétonnée, puis sur la piste. Arrivée à la maison, il fait presque déjà nuit, je découvre la cour où se trouve « notre » maison : plusieurs familles y vivent.

Après quelques jours tranquilles où nous avons pu découvrir le mode de vie, nous sommes parties pour le village de Doulougou. Le matin, de 8h à 12h, avec une pause d'une demi-heure à 10h, nous avons fait du soutien scolaire : nous étions 2 par classe. Tout d'abord nous étions avec la professeur car les élèves étaient en composition. Après, nous nous sommes retrouvés en autonomie. C'était assez impressionnant d'avoir devant nous environ 80 élèves ! Ceux-ci avaient souvent du mal à nous comprendre, il fallait donc répéter souvent, et bien articuler. Les maths, le français, les chansons et les jeux sont devenus notre quotidien. Bien qu'il y ait beaucoup d'élèves, nous avons essayé de travailler avec chaque élève, de donner des explications plus précises. La première approche avec eux a été très distante, ils avaient assez peur de nous, mais peu à peu ça s'est passé de mieux en mieux. Souvent ils jouaient près de l'endroit où nous vivions dans l'école, lisaient nos magazines, jouaient aux jeux que certaines d'entre nous avions emmené dans nos bagages. L'après-midi, après une sieste, nous avons fait des jeux avec eux, tels que l'épervier, la balle aux prisonniers etc. Les enfants étaient toujours joyeux de faire ces jeux, et leur énergie faisait vraiment plaisir à voir !
C'était un vrai bonheur. Ces jeux commençaient à 15h et duraient jusqu'à 17h. Au Burkina, il fait nuit à 19h. Le dîner se faisait donc quasiment dans le noir. Grâce à Alice, la petite soeur de Moussa, nous étions toujours bien nourries, elle nous accompagnait dans le village, un vrai petit soleil etc. Le soutien scolaire et l'animation se sont déroulés pendant deux semaines. Christophe, alias Cool Baby, a parfois fait l'interprète pour nous ! Il traduisait en mooré aux plus petits, qui ne comprenaient pas bien. Il nous a accompagné tout au long de notre séjour. La troisième semaine, notre « mission » était de reboiser. Des campeurs burkinabés sont arrivés dans le village, pour porter main forte ! Nous voilà en train de nous promener avec des arbres (des manguiers, des eucalyptus) dans tout le village. C'était l'occasion de le découvrir autrement, car il est très étendu. Notre connaissance de Doulougou se limitait au marché, au « maquis » (le bar), et à la mairie. L'après-midi, c'était vraiment très intéressant de débattre tous ensemble sur des sujets de société, de partager les points de vues pendant ce qu'on appelle « les causeries ». Le soir, nous passions tous également beaucoup de temps à discuter. Le dernier soir à Doulougou, il y a eu le feu de camp, où les burkinabés nous ont fait danser jusque tard dans la nuit, au son des djembés ! Le week-end, c'était quartier libre, et bien souvent nous sortions nous amuser.

Cette vie africaine, même s'il elle n'a duré qu'un mois, m'a permis d'avoir une autre vision de la vie. Les burkinabés sont très joyeux, relativisent et se plaignent rarement. Nous avons des conditions de vie dont nous ne sommes jamais satisfaits. Même si cette philosophie est dure à appliquer constamment, elle permet, une fois en France, de reconsidérer la chance que nous avons, d'apprécier les plaisirs simples de la vie. Certes pendant un mois notre nourriture quotidienne était composée de riz, de pâtes, de semoule. Les moustiques nous dévoraient la nuit. La chaleur provoquait parfois une grande fatigue. Certaines d'entre nous ont été malades. Il y a eu des moments plus durs que d'autres, mais ce qui reste, ce n'est en aucun cas ces moments.

Merci à vous, burkinabés, de m'avoir fait grandir. Des liens indéfectibles se sont construits : avec les autres françaises, les Sirènes, que j'embrasse, d'une part. Et d'autre part, avec les membres de l'association qui se sont dévoués pour nous, vous êtes inoubliables. Vive le MJ-Procunas !

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